Salut les aminches,

Aujourd'hui c'est une journée spéciale car il ne faur pas oublier de fêter l'anniversaire du début de la Commune de Paris qui commençait exactement le 18 mars 1871.

Le 17 mars 1871 Thiers donne la troupe sous le commandement du général Vinoy au cours de la nuit s'emparer des canons de la butte  Montmartre et de Belleville et fait arrêter en même temps Blanqui [l'enfermé] qui se repose chez un ami à Bordeaux. Mais les parisiens considèrent que les 227 canons sont leur propriété car ceux-ci ont été payés par eux-même par la souscription lors de la guerre contre la Prusse. Les Parisiens considèrent ces canons comme leur propriété, qu'ils ont eux-mêmes payés lors de la guerre contre la Prusse par la souscription. L'armée réussi à récupérer les canon mais comme celle-ci manque de chevaux, entre temps les parisiens s'opposent à la troupe. Une fraternisation se produit. Des barricades sont élévées, deux généraux passent au tourniquet. C'est le début de l'insurrection. Thiers gagne au plus vite Versailles suivi d' environ 100 000 Parisiens, provenant surtout des quartiers chics de Paris. Puis la capitale se vide un peu. Des élections sont organisées le 26 mars qui désignen les 92 membres du Conseil de la Commune. Seuls 70  membres siègeront, du fait de la démission rapide d'élus modérés [ de son côté Blanqui n'étant pas à Paris] et des doubles élections. Il est à noter que le Conseil est très représentatif des classes populaires et de la petite bourgeoisie parisienne. Celui-ci se compose entre autre de 25 ouvriers, 12 artisans, 4 employés, 6 commerçants, 3 avocats, 3 médecins, 1 pharmacien, 1 vétérinaire, 1 ingénieur, 1 architecte, 2 artistes peintres, 12 journalistes. Toutes les tendances politiques républicaines et socialistes sont représentées jusqu'aux anarchistes. Très rapidement le Conseil de la Commune se divise en « majorité » et « minorité » : La majorité est composée par les [jacobins] les [blanquistes] et les [indépendants] cependant cette majorité votera  contre toutes les mesures sociales de la Commune. Ils s'opposeront en particulier à la création du Comité de Salut public le 1er mai par 45 voix contre 23. De l'autre côté de cette assemblée se situent les [radicaux] et les [internationalistes] proudhoniens qui pour leur part s'attachent  à promouvoir des mesures sociales et anti-autoritaires, ils sont les partisans de la République sociale. Un Comité de Salut public est imposé mais les minoritaires refusent. Celui-ci leur paraît contraire à l'aspiration démocratique et autonomiste de la Commune. Malgré toutes ces divergences les deux tendances feront combat commun lorsque les troupes versaillaises feront leur entrée dans Paris. Pendant la période de la Commune de Paris plus de 70 journaux sont créés en plus de ceux édités pendant cette période. Il est à constater que la liberté de la presse est restreinte dès le 18 avril et le 18 mai le Comité de Salut public interdit les journaux favorables au gouvernement Thiers. Le Cri du Peuple, L'Affranchi, Le Père Duchesne, La Commune, Le Mot d'Ordre, La Sociale sont les titres les plus en vue. Durant la période de soulèvement ,la Commune prend quelques mesures symboliques, le drapeau rouge est adopté le 28 mars ainsi que le calendrier républicain qui est de nouveau en vigueur [an 79 de la République]. La colonne Vendôme est détruite le 16 mai, celle-ci étant considérée comme le symbole du despotisme impérial il est décidé également de confisquer les biens de Thiers et de détruire son hôtel particulier à Paris.

La Commune prit fin durant la semaine sanglante lorsque les troupes versaillaises entraient dans Paris le 21 mai. Les derniers combats se dérouleront jusqu'au 21 mai au cimetière deu Père-Lachaise. De nseombreuses exécutions sommaires de la part des troupes versaillaises sont commises entre 10 000 à 17 000 victimes, peut être plus. Durant ces combats les fédérés furent accusés d'avoir détruit une partie de Paris en incendiant de nombreux immeubles et plusieurs monuments publics historiques, les Tuileries, le Palais de la Légion d'Honneur ainsi que le palais d'Orsay où siégeait la Cour des Comptes, l'Hôtel de Ville, le Mobilier National ou encore le château de Saint-Cloud. La bibliothèque de l'Hôtel de Ville et la totalité des archives de Paris furent anéanties durant ces incendies, ainsi que pratiquement tout l'état civil et une grande partie des archives de la police. Il est à noter que les terribles bombardements incessants des troupes régulières françaises furent également responsables de nombreux incendies. L'artillerie versaillaise est à l'origine de nombreuses destructions, surtout dans tout l'ouest parisien.  Les combats de rue furent terribles et occasionnèrent à la capitale des dégâts gigantesques. Ceux-ci furent imputés après coup aux seuls fédérés vaincus. La répression contre les  communards fut sans pitié. Beaucoup d'exécutions eurent lieu sans jugement.  Au moins 20 000 ouvriers fusillés sans jugement. Les lois d'amnistie n'intervinrent qu'en 1880. Gaston de Galliffet suite à toutes ces exactions fut surnommé [le boucher de la Commune]. En 1873 l'Etat et l'Eglise font construire à l'emplacement du départ du début de la Commune la basilique du Sacré-Coeur de Montmartre afin que les crimes des fédérés soient expiés.

Aujourd'hui la Commune de Paris est presque dans l'oubli c'est pourquoi je publie aujourd'hui cet article.

Pour des raisons techniques cet article n'est pas illustré.

pascal enfant007

Picus Baljan© Apostrophe'Café-LiveNews®© mars 2011©

 

Salut les aminches...

Après quelques jours de silence voici les dernières nouvelles du front. Pour commencer apprenez que Boug-le-routier est de retour. Après plusieurs mois de silence passés au vert afin de se refaire une petite santé, notre ami Boug-le-routier s'est installé à Tours chez une nouvelle copine. Tout semble aller pour le mieux pour notre compagnon. Nous devrions nous rencontrer prochainement avec sa copine autour d'un verre. Le Reskator [toujours en concert nulle part] va bien. Toujours à travailler avec ses aiguilles nous devrions nous voir bientôt [dans une semaine] pour une petite bouffe. A cette occasion Franckie-Love-Moustaches à l'intention de se joindre à nous ainsi que Vince-le-pingouin qui pour une fois va laisser ses tuyaux et robinets au repos. Pour sa part Gothik sera du côté de Lyon.

05 mars 2011 (3)Boug-le-routier and Picus

[cliché réalisé devant chez notre ami]

Dans quelques jours cette vieille branche d'O'Brien va venir passer quelques jours par chez nous. En compagnie de Rujed [Le R] la réalisation de clichés est au programme ainsi que quelques bouffes avec des produits du cru. A ce jour je n'ai pas de nouvelles des copines de l'Apo, ni de Johnny-gros-goret, de Jean-Guy ou autres vieux potos.

Boug001Dessin réalisé à l'Apo par Rujed [Le R]

Bientôt vous découvrirez le premier chapitre du roman Drôle de merdier.

rujed aubrian picus trio radicaleTous les clichés de cet articles sont la propriété de Picus Baljan©

pascal enfant007Picus Baljan© Apostrophe'Café-LiveNews®© mars 2011©


Salut les aminches.

Dans quelques jours vous découvrirez une nouvelle histoire. Celle-ci met en scène votre vieil ami Logan qui est aux prises avec une très méchante bande de malfrats. Afin de pouvoir se sortir de ce merdier, il va faire appel à deux vieilles branches. Ruj Seitz , un inspecteur sur le retour qui après avoir trimé des années a décidé d'améliorer son ordinaire en se montrant impitoyable envers les truants, Chris Brady, photographe fauché comme les blés mais prêt à tout pour inverser un destin toujours contraire.

Découvrez les projets d'illustrations inédites de cette aventure.

affiche aubrian n1

Affiches inédites...

affiche polar chevrolet

...Un bref regard à ma toquante m'apprit qu'il était minuit. Cette visite me semblait tardive. Brady ne m'avait rien dit. Ca m'avait foutu en rogne. Afin d'assurer mes arrières je n'avais pas oublié mes calibres. J'avais placé mon petit automatique de poche dans la boite à gants de ma tire cependant que je gardais sur moi mon 38...

affiche aubrian n6aubrian affiche n4 copieAffiches inédites...

...Il s'agit bien du même type. C'est lui qui a tout gâché. Pas de doute sur l'affaire. Maintenant qu'il est transformé en écumoire il ne risque plus de nous mettre des batons dans les roues. Tout en roulant vers sa turne, Logan pensait qu'il pouvait y avoir dans ce bordel plusieurs tueurs. Seitz ne l'avait pas rancardé. Ca allait chier chier grave...

logan plein la gueule

...Au moment où Logan poussa la porte il vit que la pièce était pleine de gonzes qui venaient de prendre quelques pruneaux. Il entendit un râle. Sur sa droite, appuyé contre  un  meuble, un gazier les mains sur le ventre, le regard vague avait une respiration mécanique. Tandis qu'il s'approchait de lui, Logan comptait quatre macchabs. Il remarquait qu'ils avaient tous une balle en pleine poire en plus de celles qu'ils avaient dans le buffet. C'était la signature de l'infame Phil Webb. Le mourant avait la moitié de la face éclatée. Au moment où Logan se penchait vers lui, l'agonisant levait son index droit et rendait son dernier souffle. Logan se retournait. Il ne vit rien. Il se roula une cigarette, l'alluma sans hâte...

A suivre...

Tous les clichés de cet article sont la propriété de Rujed [Le R©] et de Picus Baljan©

pascal enfant007Picus Baljan©-Apostrophe'Café LiveNews©-février 2011©



Salut les aminches...

Suite à l'article paru la semaine dernière sur votre blog préféré, chronique consacrée principalement aux portraits qui furent très importants à l'Apostrophe'Café© vous découvrirez dans les prochains jours, plusieurs clichés inédits qui illustreront cet article afin que celui-ci devienne le reflet le plus précis de cet endroit de légende. En effet, cette chronique sera modifiée au fur et à mesure de la livraison des fameux clichés réalisés par Rujed [Le R©]. En attendant ces modifications, découvrez en avant première intergalactique, une petite bande dessinée réalisée par Rujed [Le R©] mettant en scène notre ami Gothik, personnage énigmatique qui durant ses nombreuses pérégrénations journalières à l'Apostrophe'Café avait une vie bien remplie.

couv bd gothic   bd ghotic bd p1

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bd gothic p5

bd gothic p6

The end...

Vous découvrirez également dans quelques semaines...

portrait n4Le Reskator [toujours en concert nulle part] dans...

"Mon voyage chez les Soviets."

portrait n6Franckie-Love-Moustaches...

"Mon voyage sur la Greluchonne."

A bientôt.

Tous les clichés et illustrations de cet article sont la propriété de Picus Baljan© et de Rujed [Le R©]

pascal enfant007
Picus Baljan© Apostrophe'Café LiveNews
© février 2011©.




Salut les aminches.

Les clichés au sein cet article sont régulièrement mis à jour ...

Il y a quelques jours j'ai reçu les nouveaux clichés de Rujed [Le R] à l'intention de la petite biographie de l'Apostrophe'Café que j'avais prévu mettre prochaînement en ligne. Pour fêter l'anniversaire de la fermeture du troquet [quatre ans déjà] découvrez ce texte qui présente en quelques lignes le portrait des personnages importants qui fréquentèrent l'Apostrophe'Café durant les neuf années de son existance. Les clichés qui illustrent cette biographie ont été réalisées par Rujed [le R] grâce au fonds de Picus et Aubrian.

apotrosphe café couve

Picus...

Le 27 juillet 1998, à Tours, rue des Fusillés, sous un beau soleil, l’Apostrophe’Café ouvrait ses portes. Installé derrière son zinc, Picus [le patron] attendait son premier client tandis que Rujed [Le R] le frère du taulier, installé à une table, patientait. Soudain, un grand type, le bras gauche dans le plâtre entrait dans le troquet, filait au comptoir et, dans un geste impétueux frappait le zinc de son plâtre. Il commandait bruyamment.

- Patron, un double Baileys !

Déconcerté, Picus constatait que son premier client était un poivrot. Pour un début, c'était un début. Caché dans son coin, Rujed [Le R] ne bronchait pas. Ce personnage insolite se prénommait Cyril. Il fréquenterait malgré Picus, plusieurs mois l’établissement. Quelques minutes plus tard alors que le fier gaillard avait filé, un jeune homme, bon chic, bon genre passait devant l’Apo. C’était Manu, un potache qui travaillait dans une librairie située mon loin du bar et qui allait en compagnie de ses copines et copains fréquenter durablement l’endroit. Le troisième personnage qui franchissait le seuil de l’Apo et s’enraciner Ad vitam aeternam il se prénomait Sébastien. Ce jour là le jeune homme était attifé de noir de pied en cape et portait un ridicule petit chapeau melon.

- Bonjour, c’est nouveau comme troquet !

- Bonjour, mais Picus n'avait pas le temps d’en placer une !

- Je m’appelle Sébastien, je suis étudiant à la fac. Ca à l’air sympa comme rade, est-ce que je pourrai venir avec mes potes boire un pot ici ?

Picus lui répondit que cela était possible. Aussitôt il disparaissait. Durant cette journée ces trois personnages furent sans aucun doute le ciment essentiel de la vie du troquet.  Le fameux Sébastien passait plusieurs années à la fac et eut comme surnom Gothik. Par la suite le zinc de l’Apostrophe'Café vit défiler un grand nombre de zigotos. En quelques lignes découvrez plusieurs portraits ineffaçables du troquet.

blog diversQuelques tronches...

Sébastien [Boug] le routier. Un mec qui n’était jamais content de son travail, à qui il arrivait les pires histoires sur la route, voir ailleurs. Ce routier rencontrait toujours plein de monde, voir quelque fois des filles, aujourd’hui il serait encore célibataire. Tout le temps qu’il a fréquenté l’Apostrophe'Café il recherchait un appartement pour se sentir chez soit mais il avait régulièrement autre chose à faire. Aujourd'hui il vivrait parfois chez ses parents, dans la rue ou chez une copine en attendant que tout s’arrange. Durant toutes ces années Boug a hanté à sa façon l’Apostrophe'Café. Sachez qu’avec le nombre d’aventures qu’il m’a conté à Picus, celui-ci aurait pu rédiger à temps perdu un roman. David [Royco] était un pote de collège de Boug, également routier. Au zinc il s’enfilait indifféremment de la menthe à l’eau, du diabolo menthe ou du coca tout en écoutant exclusivement de la musique bretonne. Il fut  surnommé DJ Mouette. Paraîtrait qu’en ce moment il serait tombé amoureux ! Sébastien [Swchartzi ou Le Reskator-toujours en concert nulle part] musicien dilettante-bruyant-breton. Aiguilleur de train la journée & colle au zinc la soirée. Le Reskator [toujours en concert nulle part] était sans aucun doute l’aiguilleur du coin le moins fatigué car il passait la plupart de son temps à prendre des forces en buvant et écoutant de la musique avec ses potes. Cet individu emprunt de gentillesse mais qui parfois avait un goût particulier pour le ridicule vestimentaire a animé à l’Apostrophe'Café plusieurs soirées de son talent musical. En Institor ou en Reskator [toujours en concert nulle part] il a diffusé à l’unisson ses accords et ses sentiments aux amis du troquet. Durant une discussion il était rarement d’accord et aimait dire : Je t’emmerde !

portrait n2Boug-le-routier...

portrait n1Le Reskator [toujours en concert nulle part]...

Sophie [sa copine] avait un caractère bien trempé. Elle n’était jamais en retard pour boire un coup avec son homme. Mère très attentionnée, en compagnie de ses deux ravissants lardons, elle manquait rarement l’occasion d’être avec son [cœur] à l’Apostrophe'Café La [ravissante] Céline qui roulait parfois en cabriolé mais qui savait également se contenter de peu. Céline a fréquenté l’Apostrophe'Café du début à la fin. Au regard de certaines personnes de l’endroit, Céline était sans doute la maîtresse du taulier. Il n’en n’était rien. Ce n’était que de l’amour platonique car Céline adorait surtout ses chats. Si vous allez dans son petit appartement vous pourrez y croiser les greffiers Roulio et Bazile.

le blog céline

Céline...songe...

Un jour au troquet vous auriez pu parler avec le Bonze, le frangin de Boug. A ce jour il traînerait sa crête du côté de Nantes. Vince, dit [Le Pingouin] était un super beau mâle qui un jour tombait amoureux d’une jolie jisquette. Quand Vince était saoul comme un cochon, il se mettait à causer belge et à refaire une certaine demi finale de la coupe du monde de rugby entre les Bleus et les Blacks. Un jour il a fini par lâcher les hautes études pour devenir plombier. A cette occasion il nous affirmait qu'il tripoterait souvent son petit robinet. Attention, ce grand garçon aimait également se déguiser et parfois il n’hésitait pas à être nu en fin de soirée ! Un conseil, si vous désirez inviter cet olibrius à votre table, prévoyez double part de bouffe et triple dose de liquide. Sophie [la cagouille] s’occuperait toujours à ce jour du robinet du plombier…Franckie, le mec qui était connu sous les sobriquets [Franckie-la-Douleur, Franckie-la-Douceur, Franckie-les-grosses moustaches, Franckie-Love-moustaches] suivant l’heure de la journée. Devant le zinc tout le monde faisait attention car le chevelu-moustachu avait les mains vachement baladeuses. Il ne buvait que de la bière accompagnée de Picon ou du Ricard comme un trousse-pet qui téterait du petit lait au sein de sa mère. Franckie qui était poilu comme un singe en rut était le genre de gus qui à tout moment pouvait effaroucher un troupeau de chasseurs bourrés, une division de délinquants prépubaires, voir une chienne lubrique en chaleur. Cet ami venait régulièrement coller ses groles à l'Apostrophe'Café pour casser les burnes du taulier. Il n’a jamais voulu changer de crémerie.

 

portrait n6

Franckie-Love-Moustache...vision...

Cyril, un vieux pote du Reskator [toujours en concert nulle part] était un artiste forgeron, photographe-épicurien, musicien-dolmen breton. C’était le genre de mec qui devant le zinc avait une telle descente, que même Phiphi-cul-sec & Raymond-gueule-en-pente qui avaient une réputation terrible dans le coin, paraissaient des enfants de chœur ! Constantin qui était d’origine roumaine était arrivé ily ades années en France par hasard. Avec le temps le zigue était devenu peintre dilettante. Gros buveur, quelques fois nerveux, souvent grossier sous l’emprise de l’alcool mais jamais violent, était un grand amateur de poésie, de littérature, de chansons françaises. Le cœur sur la main il aimait offrir des tournées à ses amis tout en demandant au taulier de lui faire écouter à tue tête la musique de Jimi Hendrix. Catherine son épouse, une femme charmante, élégante, avait du cœur à l’ouvrage.

portrait n7Franckie-Love-Moustaches & Rujed [le R]...discussion...

portrait n5Constantin & Vince-le-pingouin...

Katheline était la jolie rousse du zinc. Douce infirmière qui était toujours au plus près des gens en grande difficulté sociale. C’était une femme de caractère qui ne se privait jamais de remettre les gens à leur place. Franckie était prévenu ! Mehdi était le copain de Kath. Particulièrement attaché à sa compagne, il mariait avec plaisir la vigilance particulière, le désir de possession exclusive ainsi que les exigences d’un amour inquiet. Marie était une copine de Kath, je pouvais affirmer à son intention que la simplicité était le caractère de son style. Linda était également une copine de Kath. C'était une gentille fille , jolie, qui parfois passait son temps à tourner les pages d'un bouquin. Très discrète  elle accompagnait régulièrement Kath. Thomas, [Chef, oui chef] était militaire. Il avait une grande gueule (évidement) roulait toujours des épaules, marchait comme un cowboy. De temps en temps il buvait quelques verres de Jack Daniels pour nous faire croire que c’était un vrai dur mais en réalité ce n’était qu’un jeu. Souvent soupe au lait il lui arrivait toute fois d’être un homme charmant. Il faisait partie des rares habitués du troquet à aimer le jazz et le blues.

le blog suite-copie-1

Hulk-le-routier...rêve...

Louison était un mec poilu comme un cercopithèque, qui n’avait pas volé le bissicra de Bobet mais qui était le roi de la débrouille. Il ne se séparait jamais d’une petite boite bizarre qu’il cachait dans le fond de sa poche. Louison était le genre de gus qui, au comptoir, balançait en moins de deux, au premier blaireau casse couilles, la vanne qui tuait. Nath, était copine de Zon. Toujours très réservée. On se demandait parfois si Nath était dans la salle. Rico était un guitariste qui n’avait pas de cheveux, qui n’avait pas l’air commode. Parfois au bout du comptoir le gars grondait sourdement tout en mâchouillant le bord de son verre parce qu’il en avait marre de trop bosser ! Tof était surnommé le Charles de Gaulle des échecs ou Grand-Maître-Tof, toujours à l’appel du combat. Il s’égarait souvent dans le maquis de ses diverses variantes et perdait ses parties contre Johnny et Picus. Parfois historien, souvent hâbleur, Grand-Maître-Tof nous a laissé quelques très bonnes brèves au pied du zinc de l’Apostrophe'café.

le blog n3

Boug-le-routier...phantasme...

Thomas [THC] était un grand beau garçon qui avait l’air timide. Thomas était par instant cinéphile, mélomane .Il était aussi comme un éternel gamin curieux, émerveillé devant tous les disques que la vie offrait à ceux qui voulaient bien les entendre. Un jour il s’est transformé en THC 66 pour vivre dans l’espace. Le petit Steph, connu devant le zinc sous le sobriquet [la Fouine] était vendeur de bouquins de science fiction, d’héroïque fantaisie et d’autres belles choses. C’était un des plus anciens habitués de l’Apostrophe'Café. Quelques fois il aimait boire une bonne binouze. Dans une conversation il n’hésitait pas à faire comprendre à ses interlocuteurs qu’il n’était pas forcément content de son sort. Justine, la compagne de la Fouine, gardait toujours les pieds sur Terre, aimait parfois boire un petit kir à l’Apostrophe'Café, balader son chien patate. Dan, un pote de la fouine, était un mec qui parlait plus vite que l’éclair. Il avait toujours un truc à raconter, en sa compagnie il'ennuie n'existait pas.

le blog constantin

Constantin...artiste...

LE BLOG N6Tronches...la suite...

Johnny [pas Halliday] fort comme deux portugais sans truelle, qui, parfois tout en buvant un Monaco portugais [bière, fraise & huile de foie de morue] vous déménageait votre frigo ou votre buffet rien que sur son dos. Doté d’un caractère de gros cochon il avait souvent le cul bordé de nouilles quand il jouait aux fléchettes, à la belote, au tarot et parfois au poker. Très dépensier il vivait beaucoup en début de mois… Jean-Guy, était un vieux pote de Vince. Ce mec était également militaire. Plutôt que de faire le zouave en treillis il a préféré étudier la météo afin de se démarquer de l’ordre militaire. Attention, si vous aviez une copine, il est déjà sur le coup !

fond d'écranO'Brien...photographe...

Parfois au coin du zinc tout en écoutant un disque ou en dégustant un bon godet vous auriez pu croiser le fameux Thomas, dit Zob, l’homme qui avait des journées de trente heures, qui parlait de tout & de rien, qui était toujours fatigué et qui passait beaucoup de temps au pieu en compagnie de grenouilles. Sa particularité, posséder le plus de disques possible, de livres et de choses qui ne serviraient jamais à rien. Vous auriez pu croiser Sébastien, dit [Croquignol] ou [le Président] un garçon qui entreprenait beaucoup de choses en même temps mais qui contrairement à ses potes était toujours accompagné par une jolie fille. Sylvain, était un pote du Prez qui aimait beaucoup la musique et qui faisait également beaucoup de choses en même temps. Quand il avait un moment il n’hésitait jamais à faire découvrir un disque au taulier de l’Apo. Stan, dit [Gomina ou l’historien] était un jeune qui passait un peu de son temps à la fac, un peu de son temps le nez dans un livre d’histoire, un petit peu de son temps avec des filles, faisait un peu de politique, un peu…Nicolas, était un mec qui se promenait toujours avec sa clarinette. Gaëlle, la copine de Nicolas, appréciait particulièrement la clarinette de Nicolas. Chaque jour vous auriez pu croiser à une table [ou plusieurs] des joueurs de cartes. Pierre [Hulk] un gros routier sympa qui n’aimait pas se faire marcher sur les arpions. Florent [petit goret] aller l’OM, Jean-Pierre [le pharmacien] sa copine Amélie [la pharmacienne] Greg [Mini goret] Alex, Sylvain, Miguel, Sylvain [encore] Antoine, Kevin…Toki-Woki un garçon sympathique qui parlait en morse et qui un jour s’amourachait de Kathie la femme culbuto.

portrait n13 bougBoug-le-routier...repos du guerrier...

Parfois vous auriez pu croiser O’Brien, un ami du taulier, un gars qui n’étaitt pas du tout écossais mais plutôt parigot. Un gus qui avait une bonne descente au rouquin, un sacré bon coup de fourchette, qui se débrouillait superbement bien en photographie. Cet artiste a exposé plusieurs fois à l’Apo. O’Brien travaillait essentiellement sur Paris mais dés qu’il avait un moment il venait en Touraine pour saluer son ami Rujed [le R] et se ressourcer du côté de l’Apo. Vous auriez pu croiser également : Chtidemi, un gars rongé par la timidité, amoureux transit de Kath. Anne-Claire, une blonde aux très, très gros roploplos. En devenant infirmière elle a fini par s’expatrier à Paname. Céline, dit [Panzer] (voir définition dans le dico le plus proche) qui s’est fait la c’rise vers Toulouse pour ne plus entendre parler son découvert bancaire. Jean-Pierre, le seul banquier qui ait fréquenté le troquet. Jean-Pierre était un homme qui expérimentait régulièrement la fraternité, la solidarité, qui pratiquait de temps en temps des rites symboliques. La maladie l’a obligé à quitter prématurément son bistrot préféré. Pascal et Françoise qui exploitaient le Stéréo, boite à la mode en face du troquet. Etablissement dans lequel nous ne faisions pas grand-chose mais endroit dans lequel nous bûmes de nombreux verres. Tibo, [Pompadour, boucles d’or] un jeune homme qui étudiait assidûment l’histoire. Boucles d’or exprimait la sagesse, ce mélange qui provient de la connaissance des événements passés, soit par une expérience vécue personnelle, soit par l’étude de l’histoire.

le blog n2Le Reskator [toujours en concert nulle part] et rujed [Le R]...

A l’Apostrophe'Café vous avez souvent croisé ou discuté avec Rujed, le frangin du taulier. Plus connu sous son nom d’artiste [Le R] celui-ci a très souvent suspendu ses croûtes, ses collages, ses réflexions personnelles sur les murs de l’Apostrophe'Café. Grâce à cet artiste, la vie de l’Apostrophe'Café se démarquait de la routine rencontrée dans d’autres troquets et permettait à nombre de personnes de jeter un regard différent sur l’art, sur l’endroit qu’elles aimaient fréquenter. A l’Apostrophe'Café la qualité du dialogue dépendait en effet des modes de contact mis en place. Entre toutes ces personnes qui passaient devant le zinc, Rujed [le R] et Picus s’efforçaient d’instituer une relation de transfert cadrée et peu aliénante pour permettre un échange humain et fondateur d’histoires.

le blog n7Toutes les illustrations de cet article sont la propriété de Rujed [Le R].

Pascal 1963Picus Baljan © Apostrophe’Café-LiveNews® janvier 2011©



Profil

  • Picus Baljan
  • le blog laviedelapo
  • Homme
  • 15/11/1907
  • musique peinture humour photographie histoire
  • Je vis à la campagne. J'aime la musique, le cinéma et pleins d'autres bonnes choses.

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