Boug-le-routier est déjà un très ancien client de l'Apô. Il vient parfois avec son ami David Royco vieux pote de l'école de conduite des routiers. Quelques fois touis rendaient visite au patron de l'Apo. En ce temps là Royco habitait une petit maison à la campagneque lui prêtait le taulier de l'Apo. Comme ils étaient pas très loin, un jour il lancèrent un défie à Picus.

  

Une petite partie de pétanque

 

 

*Scribitur ad narrandum, non ad probandum

 

 

 

 

            Le jardin placé derrière la maison est l’espace plus ou moins grand dans lequel on fait pousser les plantes qui servent pour la cuisine, pour la table ou pour l’ornement. Dans le jardin, pour que celui-ci soit agréable et pour que l’on puisse s’y promener à l’aise, souvent il y a une allée plutôt large pour que deux personnes au moins puissent passer l’une à côté de l’autre sans se gêner. Pour atteindre la maison et son jardin il faut emprunter une route. Parfois, le dimanche, dans l’allée du jardin ou sur la route se déroule une partie de boules.

 

 

 

 

Un dimanche de novembre, Royco-diabolo avait invité à sa table son vieux pote et complice d’école, Bougy-la-binouze. Pour l’occasion Royco-diabolo avait préparé des oreilles de goret grillées à l’oseille, mitonné des rognons de marcassin à la rhubarbe, fait mijoter de la panse de truie farcie aux lentilles et fricoté des pieds de cochon aux câpres. Pour la mise en bouche, Royco-diabolo avait coupé en fines rondelles un vieux groin de verrat et débouché un vin corsé. Pour que le repas soit plus classe il avait sorti la porcelaine de sa vieille maman, les couverts en argent et mis le vin rouge plutôt charnu en carafe. Tandis que les bûches crépitaient dans le téléviseur, les deux compères tout en discutant le bout de gras sur leur trajet respectif de tournée en bahut et les affres quotidiens de leur rude travail, ils boulottaient et buvaient. Alors qu’ils étaient en train de faire la fête de la panse de truie farcie aux lentilles, ils pensèrent à l’après repas. Pourquoi pas une petite sieste accompagnée d’un coup de gnôle ou une bonne partie de pétanque. La pétanque fut retenue. Mais ils n’étaient que deux et parfois à deux, aux boules on s’ennuie rapidement. Il fallait trouver un troisième homme pour animer la partie. Un mec qui aurait envie, comme ça, de finir la journée en jetant des boules après un cochonnet. A côté de la maison à Royco-diabolo il y avait bien un voisin, mais le bonhomme, quatre-vingts piges bien sonnées, plutôt acariâtre et le cœur fragile ne semblait pas aux yeux des compères être la parfaite adéquation pour cette affaire. De plus, l’ancêtre était toujours accompagné de sa moitié, une vieille rombière sourde comme un pot, attaquée régulièrement par Parkinson. Et la vieille se serait mêlée du jeu et aurait sans aucun doute énervé Bougy-la-binouze qui aurait perdu très rapidement ses moyens et fait un malheur en pulvérisant la vioque à grands coups de boules en pleine tronche. Selon Bougy-la-binouze, remède radical il va de soit pour soigner une maladie dégénérative du cerveau. Les deux potes pensèrent au curé du pays, un grand alsacien venu réaliser son ministère dans la région par goût des bonnes choses. Quand ils se présentèrent au presbytère, l’ecclésiastique qui auparavant avait célébré la messe, avait pris l’apéro avec deux bigots et quatre grenouilles de bénitier, avalé une cervelle d’agneau, une caille aux cerises, des ris de veau aux cèpes, un jarret aux pruneaux, deux parts de tarte aux pommes, descendu une bouteille de Chénas, une autre de volnay, fini le tout par une fillette de Chinon et « arrangé » sa cuisinière. Repu le prêtre était allé se couché en attendant l’angélus. Déçus, les deux potes se décidèrent à jouer leur dernier atout. Pourquoi n’iraient-ils pas voir le patron du bar, ce troquet que les deux compères fréquentent régulièrement. Le pingouin habite à trois pas de chez Roco-diabolo. Le fameux patron venait de sortir de table. Pour améliorer sa digestion (le repas avait été bien arrosé) il avait décidé de se dérouiller les guibolles en allant faire un petit tour dans son jardin et éventuellement tailler deux ou trois de ses rosiers. Tandis qu’il finissait d’émonder un grand rosier et qu’il s’apprêtait à receper un jeune prunier, il vit arriver les deux routiers. Ils paraissaient en forme et la discussion allait bon train. Le taulier rangeait son sécateur, dédaignait sa houe et son hoyau qui étaient appuyés sur une brouette et oubliait ses arbustes. Comme à son habitude il accueillait les deux jeunes hommes en leur proposant de boire un petit coup, histoire de bien continuer la journée. Proposition aussitôt acceptée par les deux potes. Alors qu’ils dégustaient un alcool du pays, qu’ils fumaient une clope, Royco-diabolo posait son verre et en venait au fait.

 

 

 

- Nous sommes passés te voir car nous avons l’intention de jouer aux boules. Nous sommes deux et à deux ce n’est pas terrible. J’avais pensé à mon voisin mais comme il va pas tarder à sucrer les fraises, j’ai laissé filer l’affaire. Bougy avait pensé au curé, mais en ce moment il fait la sieste et on nous a prié d’aller jouer ailleurs.

- Vous avez bien fait. Une bonne partie de boules n’a jamais fait de mal à personne. On va jouer devant la maison car je viens de nettoyer l’allée et je nous vois mal marcher dans les plates-bandes pour aller récupérer les boules. La patronne risquerait de nous remonter les bretelles. Devant, la route n’est pas terrible, mais au moins on n’aura personne pour nous casser les pieds. A trois c’est pas merveilleux, mais avant tout, on est là pour prendre du bon temps. Vous n’avez pas peur que je vous mette une bonne dérouillée les gars ?

- Pas du tout, répondait Bougy-la-binouze. Au contraire, c’est nous qui allons gagner et c’est toi qui vas payer ton coup à la fin de la partie. On n’est pas venu pour faire de la figuration et ce n’est pas un vieux qui va nous donner la leçon.

- Vous étiez pas encore au monde que…

 

 

- On connaît la chanson, la guerre de 14, juin 40… rétorquait Royco-diabolo. Allons plutôt jouer !

 

 

Le soleil n’était pas au rendez-vous. Et même si le temps était maussade, le jeu était possible. L’air se situait juste devant la maison et il suffisait de lancer les boules le long de la route pour jouer. L’endroit ne semblait guère plaire à Bougy-la-binouze.

 

 

- C’est quoi ce terrain ? Au milieu y a du goudron et sur les côtés des pauvres passages avec un peu de terre. C’est pas un terrain de boules. Quand on va jeter les boules elles vont rebondir sur le goudron et partir à des kilomètres. T’as pas mieux comme coin ?

 

 

- Mon petit Bougy-la-binouze, lançait le taulier, quand on veut jouer à la pétanque on doit être capable de s’adapter à tous les types de terrains, c’est un peu comme avec les filles ou avec un nouveau camion. Au début on peut être surpris, par la suite on peu avoir une agréable surprise.

 

 

- J’aime pas les filles ! Faut toujours qu’elles soient dans mes pattes. Elles racontent trop de conneries et je veux pas qu’elles me piquent mon pognon. Moi je passe ma vie dans mon camion car j’aime mon camion et faut pas me casser les noix. En plus j’aime pas les surprises. Pour l’adaptation j’ai le temps.

 

 

- Il est très bien ce terrain, hurlait Royco-diabolo. Il suffit de faire attention et tant pis pour celui qui balancera sa boule sur le goudron. On n’est pas là pour faire des discours sur les filles ou sur les camions. Moi aussi j’aime mon camion. Par contre j’aurai jamais de filles ! Alors on joue ?

 

 

- C’est parti, disait Royco-diabolo. Honneur à l’ancien. Normal c’est son terrain. On est bien d’accord, chacun pour soit ?

 

 

- Pas de problème, répondait Bougy-la-Binouze. De toute façon ça va pas être long. Royco-diabolo tient la forme, vu qu’il a mangé des super bonnes oreilles de porc. Et on n’est pas venu pour faire de la figuration. On est venu pour mettre une bonne branlée au taulier et pour boire une bonne tournée ! Pour une fois que le taulier va raquer !

 

 

La partie se déroulait normalement. Le cochonnet, les boules et les joueurs faisaient des allers et retours devant la maison. Discussion, tactique, cigarettes… L’ambiance était bonne. Soudain le moral de Bougy-la-binouze et de Royco-diabolo était au plus bas. En effet, à ce moment de la partie, Royco-diabolo avait lancé le bouchon et bizarrement celui-ci était allé se nicher dans une petite rainure de terre creusée par l’écoulement des eaux. Auparavant les boules allaient bien en direction du but, mais à chaque fois c’était soit trop loin, soit trop à gauche, soit trop à droite ou pas assez appuyé. Evidemment chaque joueur reprenait le point à son tour mais tout cela n’était pas brillant. Puis advint le coup de [Trafalgar] ou de [Jarnac] du taulier. Tandis que Bougy-la-binouze et Royco-diabolo regardaient le placement de leurs boules et discutaient longuement sur des détails sans importances, le taulier lançait une de ses boules en direction du bouchon. Au jeu d’adresse il avait prouvé depuis le début de la partie qu’il se débrouillait pas mal, mais là, à cet instant.

Sa boule montait sur le goudron, montait encore et s’éloignait indubitablement du but. Bougy-la-binouze et Royco-diabolo se gaussaient bruyamment et on pouvait entendre aux alentours :

- Je crois que le taulier a besoin d’une bonne paire de lunettes ! J’ai comme l’impression qu’il a du mal avec les distances. Y verrait pas flou par hasard ?

 

 

- Le taulier aurait dû installer un viseur sur sa boule car j’ai l’impression qu’elle s’en va sur la planète Mars. Y va être obligé de chouraver un camion, plutôt une fusée pour la retrouver !

 

 

- Faut pas boire trop de pinard pendant le repas. Ça réussi pas aux vieux. Ça leur file la tremblante et après quand ils jouent aux boules ils voient plus le bouchon. Y voient que des cadavres, et des cadavres c’est pas très causant. Il pourrait même pas conduire un bahut tellement y tremble !

 

 

- J’ai comme l’impression que la boule du taulier va franchir la ligne blanche et qu’elle va finir sa route du mauvais côté. Elle n’a pas dû chausser des bons pneus ! Si ça continue il va falloir aller chercher une ambulance pour éviter une catastrophe! Pin-pon, pin-pon !!

- A la vitesse où va la boule du taulier on a le temps de cramer une clope.

 

 

- On aura plutôt le temps d’en fumer deux ! Ah ah ah ah !!

 

 

Alors qu’ils continuaient à dégoiser leurs gentilles âneries, la boule du taulier ralentissait puis s’immobilisait au milieu de la route et s’arrêtait. Bougy-la-binouze et Royco-diabolo soudainement se remirent à rire de plus belle comme deux larrons en foire.

 

 

- Attendez-les gars, c’est pas fini, lançait le taulier !

 

 

Brusquement les deux compères se sentirent médusés. La boule s’était effectivement immobilisée, deux, voir trois secondes sur le dos de la route. Puis, comme par enchantement celle-ci se mettait à rouler de nouveau. Doucement, puis un peu plus vite et allait se diriger infailliblement vers le but et enfin le coller au plus près de celui-ci.

 

 

- C’est pas possible de jouer comme ça, hurlait Royco-diabolo, c’est une chance de cocu. On n’a jamais vu une boule faire ça ! il a jouer toute la nuit ou sa femme fait des miracles dans notre dos.

 

 

- En plus elle vient se coller au bouchon comme si s’était normal, rétorquait Bougy-la-binouze ! J’y crois pas. Il a dû faire des prières avant de se coucher. Ou on est complètement bourrés

 

 

- Écoutez les jeunots, lançait le taulier, faut jamais tuer le bistrotier avant de lui avoir payé un coup ! J’avais prévu que ma boule irait là, c’est vrai qu’au début j’ai eu un peu peur de m’être raté, mais avec l’expérience que j’ai du terrain, des parties précédentes, des quelques coups de jaja et la force de l’âge, je savais que je parviendrais à mes fins !

 

 

- Le taulier a tout simplement eu du cul, baragouinait Royco-diabolo ! On l’a laissé gagner pour pas qu’il se fâche avec nous et pour lui laisser l’impression qu’il est encore jeune.

 

 

- Du cul sans aucun doute, mais n’empêche qu’il a douze points dans sa musette et que cette partie là elle est presque terminée, se lamentait Bougy-la-binouze  ! On l’a grave dans le fion !

 

 

Effectivement, sur le lancer suivant la partie se concluait par une brillante victoire du taulier. Ecœurés les deux potes se regardaient.

 

 

Bougy-la-binouze et Royco-diabolo décidaient qu’il fallait ranger au plus vite les boules. Changer de terrain n’aurait sans doute rien changé à l’affaire, le vieux semblait trop fort, bien trop fort. De plus il se faisait tard, la nuit commençait à tomber et chez Royco-diabolo il y avait des restes de cochonnailles à se tortorer. Avant de se quitter, le taulier invitait Bougy-la-binouze et Royco-diabolo à vider une dernière chopine.

 

 

A la nuit tombée, tout ce petit monde rentrait chez soit.

 

 

Deux jours plus tard, Bougy-la-binouze qui roulait pépère, tout en esquissant un léger sourire repensait à son aminche et à cette fameuse partie de pétanque. Sur une autre route, Royco-diabolo les mains sur le volant, tout en grillant une cibiche, roulait peinard. Alors qu’il admirait le paysage, il se jurait que la prochaine fois qu’il jouerait aux boules contre le taulier et son pote Bougy-la-binouze, c’est lui, Royco-diabolo, le roi du cerceau, qui choisirait le terrain.

 

 

 

 

*On écrit pour raconter, non pour prouver.

 

 

 

 

 

A l'Apostrophe'Café souvent un artiste expose. A ce jour le record est détenu par le R qui a plusieurs reprises a accroché une grande quantité d'oeuvres. Durant tout le mois d'octobre un immense artiste a tapé l'incruste sur les murs de l'Apo. En quelques ligne je vous le présente. Voici son self-portrait suivit d'une petite biographie.

Fenelor Mithra nous propose un visage d’une étrange neutralité où se déchiffre tour à tour l’incompréhension, l’indifférence et la soumission. Le noir se joue de lui, le transforme puis dans un revirement fatidique l’arrache à sa passivité pour qu’il cesse définitivement d’être inerte.

Rapide biographie.

Dans sa minuscule chambre décorée d’objets hétéroclites, Fenelor Mithra développe très tôt un goût prononcé pour la peinture. A travers cette inclination il échappe à l’oppressante promiscuité de ses nuits mélancoliques. Il a un don tout particulier pour nous mettre en contact avec un monde exsangue [Corps] et désorienté [Personnage dans un miroir]. Il nous offre une sorte d’initiation amère dont le fil conducteur, la couleur rouge, nous impose d’entrée une crudité [Personnage au chapeau] surprenante. On remarque également l’incertitude [Tête] de son attention, sorte d’inquiétude romantique qui se noie dans notre propre regard.

Sachez que cette expo très originale se termine en fi de semaine. Celle-ci sera suivi d'une expo très originale, conçue et réalisée par un certain Vincent, calligraphe de son état. A cette occasion l'Apo organise une soirée musicale et c'est Le Reskator qui se collera aux platines pour mettre l'ambiance.

Vincent préparant son expo pour l'Apo.

La soirée musicale sera assurée par Le Reskator. Petite présentation du personnage.

Le Reskator est un musicien qui s’attache essentiellement à composer une musique confusionnelle. A l’aide de son ordinateur et de ses différents claviers, il ficelle, assemble et enchaîne des arrangements sans compromis. Parfois sur les notes, sans concession il tisse des paroles qui nous permettrent de ressaisir l'apparence d'une certaine société agitée ou peut être perdue. Sa musique nous entraîne dans des songes étranges mélangeant les émotions multiconfusionnelles, l’émerveillement électronique et les sons organiques. Ainsi il échappe à la lassitude quotidienne, nous montre l'autre face de son être. Avant d'être Le Reskator il était Institor et joua à maintes reprises en première mondiale à l'Apo.

Institor qui fut au siècle dernier le leader de De Vermis Mysteriis et qui se transforma un temps en Reskator [un album], nous a livré durant la fête de la musique sa propre production pour nous entraîner à sa suite dans des rêves mutants. Institor a signé son concert le plus abouti et le plus savamment complexe en cette nuit du 21 juin. Il a mélangé les frissons d’angoisses, l’émerveillement électronique ainsi que des sons organiques, incisifs et mésosphériques à l’intérieur d’un incroyable bricolage d’avant-garde dont il a le secret. En cette nuit humide du premier jour de l’été, Institor a su garder avec la rue et le public venu nombreux, sa totale indépendance musicale. Institor est en concert nulle part.

Voici un cliché du Reskator en train de composer une oeuvre remarquable.

 Durant cette soirée vous croiserez le R. Présentation rapide de l'artiste.

Le R travaille comme un forcené. Dessinateur-peintre, autodidacte, son œuvre prend son appui sur le mouvement. Que se soit de la peinture, du crayon, des collages, l'extraordinaire contraste de son oeuvre ne peut demeurer insensible à notre regard. Parfois il peut vous exacerber, vous illusionner, voire vous désarticuler mais jamais vous désintéresser ! Il nous renvoie un sentiment d'étrangeté absolue, nous fait connaître l'admirable contraste de son talent. Le R expose régulièrement à l’Apostrophe’Café.

A ce jour nous ne possédons aucune photographie du R.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une semaine vient de finir et déjà le bog de l'Apo avance, pas à grands pas effectivement mais il avance. Samedi la journée s'est déroulée tout en douceur. Il y avait toujours un peu de monde et je n'ai pas vraiment chômé. Les joueurs de cartes ont tapés le carton tout l'après midi puis en début de soirée ils se sont tous arrachés dans leurs pénates. Le début de la soirée a commencé avec Boug, Schwartzi [Reskator] et Johnny gros goret. Schwartzi a taxé les platines et nous a un peu cassé les esgoudes. Par la suite nous avons bu l'apéro et pompadour s'est pointé. Il faisait un peu la tête mais par la suite il s'est déridé! profitant de sa présence nous avons attaqué une belote de comptoir très animée. Johnny gros goret jouait comme une pince, Schwartzi provoquait la chance, Boug voyait les cartes en double, Pompadour se forcait pour jouer et moi je comptais les verres. Soudain Vince-le-pingouin est arrivé avec la cagouille avec dans leur sillage Philippe [frère de Vince et ancien pilier suceur de zinc] et sa compagne Anne. Quelques minutes après leur installation il y avait un peu plus de bordel à l'Apo et comme par miracle Pompadour retrouvait le sourire. Tout ce monde installé au zinc attaquait à la binouze et au blanc ses ou moelleux. Schwartzi quittait les platines et aussitôt Vince-le-pingouin prenait possesssion de la technique musicale et le pire arrivait. A l'électro de Schwartzi succédait le très mauvais goût de Vince-le-Pingouin. Nous eûmes droits à des vieux tubes ringards [Alain Barrière, Les Companons...et d'autres vieilleries aussi laides] et quelques bonnes anneries. pendant ce temps nous nous tapions la rûche au zinc et la bière ainsi que le blanc coulaient à flots. Je profitais de cette occasion pour réaliser quelques excellents clichés, preuves qu'à l'Apo il se passe toujours des choses et que la convivialité est toujours de règle au zinc.  La nuit s'avançait et nous nous transformions malgré le mauvais goût musical de Vince-le-pingouin.  Philippe se prenait d'amitié pour Schwartzi qui de son côté aimait bien Boug qui tombait dans la binouze tandis que Vince-le-pingouin tout en sirotant son picrate taillait le bout de gras avec les filles, Johnny et Tibo. De mon côté je m'occupais de quelques clients téméraires qui s'étaient installés à une table. Nous avons fini la soirée en sirotant une dernière tournée et en écoutant une chanson de Bernard Dimey. Tandis que l'Apo était fermé, Tibo se rentrait alors que de mon côté je déposais Boug chez lui et filais raccompagner les deux terribles frangins qui avaient les dents du fond qui baignaient. Ci-joint à cet articles les photos de cette mémorable soirée. Ils seront de retour à l'Apo le samedi 18 novembre  pour le pot de Picus qui ce soir là fêtera dans la bonne humeur so anniversaire. a bientôt. picus baljan

Il est déjà tard et on peut s'apercevoir que tout va bien. Grâce à la bonne humeur affichée par la bande les clients qui sont attablés sur la droite du cliché [ils restent incognito car ils voulaient trop de droits] se  grattent la tête en désespoir de cause

.    

Et oui Picus est toujours sur le coup. Infatigable il vous donne des nouvelles de l'Apo. Le troquet est ouvert depuis maintenant huit ans et un paquet de nanas et de mecs est passé devant le zinc de l'Apo en particulier un certain Seb plus connu sous le doux nom de Golgoroth. A ce jour Golgoroth est le plus ancien client du rade. Le premier, un certain Cyril, un type d'une centaine de kilo qui avait le bras droit dans le platre était entré à 12h 12 le 27 juillet 1998 à l'Apo. Tout en cognant brutalement son platre sur le comptoir il avait commandé un double bailey's! La vie de l'Apo commençait en douceur! Ce type était charmant parcontre quand il avait trop bu il était vraiment mourdingue et il fallait à Picus beaucoup de diplomatie pour qu'il aille voir ailleur. Le deuxième client fut un certain Manu, jeune homme de bonne famille, branleur qui travaillait dans une librairie non loin de l'Apo. Manu fréquenta durant quelques années l'Apo, fit de nombreuses frasques puis comme il était bon à rien et qu'il s'ennuyait à mourrir il se décidait à se marier avec une blonde et épousait la carrière militaire. Il ne revint jamais à l'Apo! Le troisième personnage fut le fameux Seb. tandis qu'il faisait un beau soleil, un petit bonhomme vêtu de noir de pieds en cape, la tête couverte par un petit chapeau rond se décidait à franchir le seuil du troquet. -On peut boire un café? Evidemment répondis-je! Aussitôt il se présentait. -Salut je suis Seb, je suis étudiant en histoire à la fac de Tours et je cherche un troquet sympa pour y boire un pot avec mes amis et aussi un endroit camle pour y postasser mes cours. Autant vous dire tout de suite que le fameux Seb n'a jamais bossé le moindre cours d'histoire ou de géo. Parcontre il n'a pas tardé à taper l'incruste avec ses potes et n'a jamais hésité à foutre un peu le bordel dans le troquet quand l'occasion se présentait. A part ce détail le fameux Seb a un caractère plutôt spécial. Souvent gentil il peut soudainement devenir chiant au point d'être rapidement détesté par son entourage. Il ne se prive jamais de raconter une connerie et de balancer à la cantonnade une connerie. cela dit il lui arrive parfois d'avoir de bons côtés. Quand il est en forme il boit un peu de whiskhy, offre un verre au taulier et à son pote Boug [son portrait pour bientôy] et se permet quelques pauvres jeux de mots. Exemple: "Moi je ne suis pas comme les autres car je sais que tous les gens sont pareils!" Avec le temps il s'est un peu assagi mais son caractère parfois ombrageux lui joue de mauvais tours. Parfois il veut  se mêler des affaires des autres et ça sent l'embrouille.En conclusion, je vous en supplie, restez zen avec Seb car Hallowin arrive et le fameux Seb va se transformer en Golgoroth et dés qu'il franchira le seuil de l'apo votre vie ainsi que la mienne changera. Bientôt le portrait du Reskator, de Boug le routier, de Francky-grosses-moustaches, de Pompadour, de bien d'autres et la vie journalière de l'Apostrophe'Café. Picus baljan.  

Golgoroth au zinc

Un soir à l'Apo Golgoroth se déchire grâve avec son pote Boug

Le même soir Golgoroth complètement fracasse balance un rateau à sa copine. Dépité son ami Boug s'endormira sur le zinc tandis que Golgoroth ira cuver sa vinasse chez Francky-grosses-moustaches!!

En ce jeudi matin où il fait beau je vous informe que Pompadour va sans doute prendre possession sous peu de son nouvel habitat. Comme d'habitude il a fait toutes les démarches tandis que Gros Goret tout en buvant unn café tapait le carton à l'Apo. Après une dure journée de travail il avait estimé qu'il devait se détendre. Auparavant, installé à la fac, pompadour avait assisté à un cours super chiant. Sur le chemin du retour Pompadour ne s'est même pas donné la peine de faire une halte à l'Apo, éreinté il a préféré regagner la cité. Pendant ce temps le taulier de l'Apo écoutait un magnifique disque de FZ et buvait une binouze en compagnie de Monsieur Richard, le GéoTrouvetou de l'Apo. Bientôt des nouvelles fraîches du fameux dossier de l'appartement maudit de Pompadour et Gros Goret . Picus Baljan.

Profil

  • Picus Baljan
  • le blog laviedelapo
  • Homme
  • 15/11/1907
  • musique peinture humour photographie histoire
  • Je vis à la campagne. J'aime la musique, le cinéma et pleins d'autres bonnes choses.

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