Salut les aminches.
La forête
pétrifiée...
Samedi 04 et Dimanche 05 septembre 2010.
Barbecue des A.A.A.A.P chez
Picus.
Et oui avec les vacances je me suis fait très discret. De toute façon je n'avais pas grand chose à vous dire.
Toute cette période a été calme. J'ai bien eu quelques visites mais dans l'ensemble je n'ai pas beaucoup bougé. Pour une fois, je suis resté du côté de chez moi à m'occuper du jardin, du potager,
à bricoler diverses bricoles sans grand intérêt, à passer le temps à bouquiner, à écouter de la musique, à buller. Courant août en compagnie du poto philippe je suis allé au festival blues de
Chédigny mais une nouvelle fois (c'est la deuxième) la programmation n'était pas terrible. Il semblerait que ce festival, pourtant très important depuis plusieurs années dans mon emploi du temps
des vacances, batte de l'aile côté qualité artistique. Ca ronronne. Dommage. A part cette observation toute personnellle, le poto Philippe se porte bien. Une nouvelle fois, à l'occasion de sa
dernière visite chez moi, il a déployé à mon intention, toutes ces qualités artistiques. Dans les années passées celui-ci s'est surtout consacré à l'écriture puis, suite à une envie subite il se
mettait à sa façon à la sculpture. Il y a quelques temps, lors d'une rencontre amicale, je lui avais posé quelques questions personnelles sur son travail d'écriture. Aujourd'hui, à travers
l'actualité de sa nouvelle passion, découvrez les côtés méconnus de mon poto Phipihi.
Phiphi, qui êtes vous?
Je suis celui que j'essaye d'être. Mais croyez moi, je dois encore beaucoup travailler.
Phiphi...
Depuis combien de temps vous consacrez-vous à
l'écriture?
J'ai dû commencer pas plus tard qu'y a l'autre jour, c'est à dire, une trentaine d'années.
Peut-on comparer votre inspiration à une
réaction purement émotionnelle?
A la première lecture, oui. C'est à peu près évident mais ce n'est pour moi que le support de quelque chose
de plus profond qui doit "transpirer" sans être écrit... C'est toujours difficile à exprimer.
Pourquoi écrivez-vous toujours des nouvelles et
non des romans?
Pour la pêche, l'impact, le rythme. Je suis déjà bordélique sur dix pages. Imaginez en trois cent les unes
au bout des autres !
En vous lisant, on a l'impression que votre
style se dés amalgame des structures préexistantes sur l'uniformisation des individus, pourtant vos personnages incarnent souvent l'archétype du genre humain.
Pourquoi?
Ah bon ?!... Au premier abord, ils sont des caricatures du corps social, ils ont cette fêlure qui les décale
mais les fait exister HUMAINEMENT.
Ils "cancrelatisent" le réel quotidien et paradoxalement leur non-vivre devrait permettre au lecteur de se
ressourcer. (En toute prétention).
L'espace influence nos mouvements, pensez-vous
qu'il en est de même pour l'écriture?
Pas mieux, pareil, 50/50. En fait pas du tout, l'écriture, la vraie, la bonne, influence l'esprit, elle nous
fait fantasmer. C'est ce développement de l'imaginaire qui nous anime.
Si je vous dis Céline, à quoi
pensez-vous?
Je me sens coupable d'apprécier un homme au passé trouble et répugnant mais si je ne devais sauver qu'un
livre sur terre, ce serait "Le voyage...".
Le monde d'aujourd'hui est un théâtre, la pièce
qui y est jouée est d'une perversité monstrueuse. Cela vous inspire qu'elle réflexion?
Ce n'est pas la pièce qui est perverse, ce sont les hommes. Pour se donner au spectacle, les uns vendent
leur âme et les autres achètent.
Raymond Radiguet est mort à vingt ans? Bien des
années après sa mort, ses deux œuvres les plus connues sont toujours autant lues. Avez-vous pensé une fois dans votre vie que cela pourrait vous arriver?
Mon vrai besoin est plus d'être compris que d'être lu !
Si je vous dis Welles, que me
répondez-vous?
N'est ce pas ce gros cinéaste avec un gros cigare ? Il est mort ?
Frank Zappa, cela vous inspire
quoi?
Une avalanche de rythmes, une cascade de notes. Un grand monsieur par la musique et par les textes. Un peu
comme un génie, en somme. Sera t-il plus grand mort que vivant ?
Aujourd'hui, croyez-vous avoir encore beaucoup de choses à
écrire?
Ai-je écrit quelque chose? Mais vraiment quelque chose...Pour conclure, je dirais qu'il faut donner à
penser... Maintenant ou jamais!
Le tout, le rien...
Pourquoi aujourd’hui plutôt la sculpture que
l’écriture ?
Ai-je déjà sculpté quelque chose ? Disons que j’ai structuré à ma façon des objets qui sont la
représentation de mon univers. A chaque fois ces concepts (c’est le mot que j’emploie pour mes travaux) sont le reflet d’un instant, d’une pensée, d’une émotion. Je travaille avec mes mains comme
avec mes pieds, à l’instinct.
Quels sont vos matières de prédilections, vos
ustensiles ?
Je n’ai pas de matière de prédilection quoi que le bois m’inspire plus particulièrement que le béton ou
autre matière organique solide. L’intérêt du bois est cellulaire. C’est comme une substance qui paraît inerte mais qui est pourtant bien vivante. Lorsque je l’a travaille, je suis en
communication. Chaque objet associé à cette substance permet au regard de l’individu concerné d’entreprendre une démarche personnelle vis-à-vis de ma création. Cet individu est libre d’accepter
ou de refuser mon travail. A ce jour je ne connais pas une personne qui a dénié mon travail. Je n’ai pas d’outil de prédilection, tout outil est bon à prendre.
Pourtant vos travaux semblent très particuliers, hors du
commun, loin des critères en vigueur.
Absolument pas. Je travaille les formes différemment des concepts, je suis quelqu’un qui transforme, qui
colle des objets. J’obtiens une sorte d’osmose entre plusieurs antithèses. L’opposition ne s’opposes plus, elle se soude, pareil à deux corps qui s’interpénètrent. Je suis un transformateur de
paradoxe.
Votre dernière œuvre qui s’intitule Le tout, le rien, semble
être le révélateur final de vos sentiments.
Il semblerait que quelque part cette affirmation soit vraie mais en réalité ce travail est une introspection
qui me conduit plutôt vers une œuvre mort-née. Je peux avoir une sensibilité ou gestuelle particulière mais cependant en pensant à Kandinsky j’admets avoir une attirance pour le primitif, je suis
diamétralement opposé à une certaine forme d’art où la compréhension serait obligatoire, voir spirituelle.
Le tout, le rien...détail...
Pensez-vous qu’une personne pourrait ressentir des vibrassions
en voyant votre œuvre ?
Evidemment. Il faut partir du principe que toute forme d’art atteint son but. Le regard doit sublimer
l’œuvre, il doit être comme un écho, une sorte de miroir qui restituerait dans son intégralité les vibrations, la complexité de l’œuvre.
Allez-vous continuer ce type de
sculpture ?
Oui. Dans un avenir très proche je vais me mettre à la soudure à l’arc. J’ai décidé d’associer la
multiplicité des couleurs à la multiplicité des formes. Ce travail très particulier m’amènera à observer les effets des formes sur les couleurs et vis-versa afin que l’abstrait se mêle à la forme
géométrique parfaite. Grâce à ce type de structure, j’obtiendrai une sorte de résonnance intérieure qui sera le reflet des formes, l’harmonie totale entre ma pensée et l’inépuisable conception de
l’art.
Le tout, le
rien...détail...
Courant septembre serez-vous au barbecue annuel des A.A.A.A.P chez votre ami
Picus?
Non, malheureusement j'ai beaucoup de travail et c'est avec beaucoup de regrets que je ne pourrai pas être
enc compagnie du R, d'O'Brien, du Reskator [toujours en concert nullepart] et d'autres amis sympas. Je suppose qu'il y aura quelques belles choses à voir et entendre et que les agapes seront de
qualités.
Propos recueillis en août 2010.
Oeuvre inédite du R, exposée en septembre...
Oeuvre inédite du R, exposée en septembre...
Oeuvre inédite du R, exposée en septembre...
Oeuvre inédite du R, exposée en septembre...
Préparation du barbecue des
A.A.A.A.P.
RasKal pendant les
vacances...
Raskal et votre obligé
durant les vacances...
Comme prévu la bomboche se déroulera en septembre, le samedi 04 au soir, le
dimanche 05 à midi. Seront présents: Le R, O'Brien, le Reskator [toujours en concert nulle part], Coeurette, Fanfan, Céline, Gothik, Franckie-les-grosses-moustaches, Jean-Guy, Jonnhy-gros-goret,
Hulk, Boug-le-routier (et oui) et son chien Popy, Vince-le-pingouin, la Cagouille ainsi que quelques autres amis. Agapes, sports et autres activités ludiques sont au programmes.
A bientôt.
Tous les clichés de cet articles sont la propriété de Picus Baljan.
Picus Baljan
Apostrophe'café LiveNews 24 août 2010